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Crise France – Algérie : la député Sabrina Sebaihi charge à nouveau Retailleau

Sabrina Sebaihi ne lâche pas Bruno Retailleau. La députée française d’origine algérienne s’en est à nouveau prise ce mardi 18 mars au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur la gestion...

Crise France – Algérie : la député Sabrina Sebaihi charge à nouveau Retailleau
Lynda Hanna
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Sabrina Sebaihi ne lâche pas Bruno Retailleau. La députée française d’origine algérienne s’en est à nouveau prise ce mardi 18 mars au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur la gestion de la crise entre la France et l’Algérie.

À l’occasion du 63e anniversaire des Accords d’Evian qui a mis fin à la guerre d’Algérie le 18 mars 1962, la députée écologiste a donné sa vision des relations franco-algériennes qui sont plongées dans une crise inédite depuis plusieurs mois.

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« Nous sommes le 18 mars 2023, cela fait 63 ans depuis la signature des Accords d’Evian. C’est 63 ans après la fin de la Guerre d’Algérie », a dit Sabrina Sebaihi d’emblée dans une vidéo postée sur ses réseaux sociaux.

Pour la députée écologiste, Bruno Retailleau est en partie responsable de la détérioration des relations entre la France et l’Algérie. Partisan de la ligne dure, le ministre de l’Intérieur est en première ligne dans la gestion de la crise avec l’Algérie.

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Il ne se passe pas un jour sans qu’il parle de l’Algérie qu’il accuse de ne pas respecter le droit international, de refuser de reprendre ses ressortissants frappés d’une OQTF, de chercher à humilier la France…

« Malheureusement, on voit cette année, une rupture des relations diplomatiques entre la France et l’Algérie depuis plusieurs mois, instrumentalisée par certaines personnalités de l’extrême-droite dont le ministre de l’Intérieur en premier lieu », a déploré Sabrina Sebaihi.

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La députée d’origine algérienne poursuit en accusant Bruno Retailleau de « s’occuper plus des affaires étrangères que des affaires intérieures et nous met dans une difficulté dans nos relations bilatérales avec l’Algérie ».

Dans un entretien à TSA publié samedi 8 mars, la même député a chargé violemment le ministre de l’Intérieur : « Monsieur Retailleau doit encore penser que la France dispose d’un gouverneur général à Alger … ce temps est révolu. »

Sabrina Sebaihi estime qu’il est « extrêmement important d’avancer sur le volet mémoriel » avec l’Algérie que la France a « colonisé pendant 132 ans » et « où des massacres ont été commis ».

« Nous devons avancer sur la question mémorielle parce que c’est ce qui nous permettra de construire une page commune ensemble », a plaidé Sabrina Sebaihi qui critique certains journaux qui « parlent de poison migratoire quand ils parlent de l’Algérie. »

« Nous disons, au contraire, c’est le moment de travailler à la réconciliation entre les deux nations, car, il y a plus de choses qui nous lient à l’Algérie que de choses qui ne divisent », a-t-elle dit.

Sabrina Sebaihi ajoute qu’ « un Français sur quatre a un lien de près ou de loin avec l’Algérie, ce sont des accords économiques, stratégiques et sécuritaires, et tout cela est mis à mal aujourd’hui pour l’égo d’une seule personne ». La députée d’origine algérienne demande au président Emmanuel Macron d’avoir une « reconnaissance stricte, pleine et entière » des « massacres d’État » du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata en Algérie.

« C’est une date importante et je pense qu’une telle reconnaissance permettra à la France d’en sortir extrêmement grandie », a conclu Sabrina Sebaihi.

TSA +