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Après son entretien à TSA : Bruno Retailleau répond à Sabrina Sebaihi

Critiqué samedi sur TSA par la député écologiste Sabrina Sebaihi, le ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau n'a pas tardé à réagir. L'occasion pour lui de réitérer ses attaques contre...

Après son entretien à TSA : Bruno Retailleau répond à Sabrina Sebaihi
Lynda Hanna
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Critiqué samedi sur TSA par la député écologiste Sabrina Sebaihi, le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau n’a pas tardé à réagir. L’occasion pour lui de réitérer ses attaques contre l’Algérie.

Dans un entretien publié samedi 8 mars sur TSA, la député d’origine algérienne n’a pas épargné Bruno Retailleau qu’elle a qualifié d’“incarnation des idées d’extrême-droite au gouvernement”. 

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“Pour l’extrême-droite, l’Algérie est un échec dont les plaies ne sont pas refermées. La xénophobie et le racisme à l’égard de l’Algérie lui sont bien spécifiques et indépassables visiblement. Monsieur Retailleau doit encore penser que la France dispose d’un gouverneur général à Alger… ce temps est révolu”, a notamment dit la parlementaire. 

“L’attitude de Bruno Retailleau est non seulement dictée par un racisme propre à son monde d’idées, mais elle met en péril les intérêts de la France”, a-t-elle enfoncé. 

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Le ministre de l’Intérieur a réagi avec célérité. Dans des déclarations au Figaro ce dimanche 9 mars, il a répondu à Sabrina Sebaihi, sans la citer nommément. Retailleau n’a pas manqué de réitérer ses positions et ses accusations à l’égard de l’Algérie, concernant les reconduites aux frontières et l’affaire Boualem Sansal, poursuivi en Algérie pour avoir tenu de graves propos attentatoires à l’intégrité du territoire national.  

“Si certains élus de gauche pensent qu’il est normal que l’Algérie piétine le droit international et les accords qui nous lient tout en évitant soigneusement de parler du fait qu’un écrivain, Boualem Sansal, Français par l’encre versé, âgé et malade, croupît dans une geôle algérienne, grand bien leur fasse”, a déclaré Retailleau au journal français. 

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Le ministre de l’intérieur a assuré que cela n’est pas sa position à lui ni la position “d’une très grande majorité de Français” qui, selon lui, “demandent de reprendre le contrôle de l’immigration”. 

Retailleau a conclu sa réaction en réitérant la position qu’on lui connaît vis-à-vis de l’Algérie. “Je continuerai à tout faire ce qui est en mon pouvoir pour obtenir de l’Algérie qu’elle respecte le droit international”, a-t-il promis.

Depuis plusieurs mois, Bruno Retailleau pousse pour engager ce qu’il appelle un “rapport de force” avec l’Algérie, notamment sur la question de l’exécution des expulsions. Le 10 janvier dernier, après le refus des autorités algériennes d’accueillir un influenceur expulsé de France, le ministre de l’Intérieur a accusé l’Algérie de “chercher à humilier la France”. 

Malgré plusieurs rappels à l’ordre de son collègue des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur ses empiètements sur un dossier relevant de la diplomatie et même deux désaveux publics du président Emmanuel Macron, Bruno Retailleau est resté droit dans ses bottes, maintenant sa position initiale qui est d’actionner contre l’Algérie des leviers comme la suspension des visas et la révocation de l’accord de 1968 sur l’immigration. 

Ses positions et sa rhétorique lui ont valu d’être qualifié de voix de l’extrême-droite au sein du gouvernement français. “Tout ce qui est Retailleau est douteux compte tenu de ses déclarations hostiles et incendiaires envers notre pays”, a dit de lui le président de la République Abdelmadjid Tebboune dans un entretien paru dans L’Opinion début février.

À l’inverse, Sabrina Sebaihi est connue pour ses positions en faveur de la reconnaissance par la France des méfaits de son passé colonial en Algérie.

C’est par exemple elle qui a porté, avec la députée Renaissance Julie Delpech, la proposition de résolution condamnant les massacres du 17 octobre 1961. Le texte a été adopté par l’Assemblée nationale française le 28 mars 2024. 

En mai dernier, Sebaihi a annoncé la création d’un groupe de travail avec trois autres députés pour porter la revendication de la reconnaissance par la France des massacres du 8 mai 1945 qui avaient fait 45 000 morts dans les villes algériennes de Kherrata, Guelma et Sétif. 

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