Publicité
Titre de séjour : des sans-papiers algériens payaient 10.000 € pour un mariage blanc Titre de séjour : des sans-papiers algériens payaient 10.000 € pour un mariage blanc Titre de séjour : des sans-papiers algériens payaient 10.000 € pour un mariage blanc
Direct Live Search
Search
Publicité

Titre de séjour : pour 10.000 €, elles se mariaient avec des sans-papiers algériens

Pour un sans-papier algérien en France, le moyen le plus rapide de régulariser sa situation et d’obtenir un titre de séjour, c'est le mariage. La loi autorise en effet un citoyen...

Titre de séjour : pour 10.000 €, elles se mariaient avec des sans-papiers algériens
Par Pacharee / Adobe Stock
Aicha Merabet
Durée de lecture 1 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Temps de lecture 1 minutes de lecture

Pour un sans-papier algérien en France, le moyen le plus rapide de régulariser sa situation et d’obtenir un titre de séjour, c’est le mariage. La loi autorise en effet un citoyen français à se marier avec un Algérien en situation irrégulière.

Les maires refusent de célébrer des mariages quand ils ont des doutes sur leur sincérité et ils les signalent à la justice. Les mariages blancs sont sévèrement punis par la loi.

A lire aussi : La France renforce les contrôles sur les retraites versées vers l’Algérie

Cela n’a pas été le cas à Reims où 10 mariages blancs ont été célébrés entre 2015 et 2018. L’affaire a été jugée hier mardi 14 mai, rapporte le journal français L’Union ce mercredi.

Dix prévenus au total sont poursuivis dans cette affaire de mariage dont l’unique finalité était de permettre à des ressortissants algériens sans-papiers d’obtenir un titre de séjour et à de fausses épouses françaises de toucher un bon pactole : 10.000 € chacune.

A lire aussi : Retraités algériens de France : une nouvelle condition envisagée

Elles touchaient 5 000 € lors du « mariage » et le reste, l’autre moitié, quand le mari obtenait son titre de séjour à la Préfecture, explique la même source.

Deux Algériens à la tête du réseau

A lire aussi : Meurtre de Djamel : une organisation « terroriste » mise en cause

La combine aurait pu se poursuivre, mais l’ex-ami de l’une des prévenues a ébruité l’affaire et a dénoncé les concernés aux autorités qui ont ouvert une enquête. Le « business » était dirigé par deux hommes, nés en Algérie. Chacun aurait à son actif au moins six mariages blancs, selon la même source.

Le verdict est tombé à l’issue des débats : les femmes ont écopé d’un stage de citoyenneté (à leur frais) à effectuer dans un délai maximum de six mois. Les deux Algériens ont été plus sévèrement condamnés : 15 mois de prison avec sursis et une interdiction du territoire français pendant cinq ans pour le premier et 9 mois de prison, sans interdiction du territoire national, pour le second.

TSA +