Un peu plus de deux mois après son arrivée à la tête de l’État français, Emmanuel Macron accuse une chute de popularité quasi inédite sous la Ve République, selon un sondage diffusé jeudi.
La popularité du président centriste, élu le 7 mai avec plus de 66% des voix, a perdu 7 points : seulement 36% des sondés portent un jugement positif sur son action. 49% (+13) des personnes interrogées jugent négativement son action.

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Cette enquête confirme la forte baisse de popularité du président révélée notamment par un précédent sondage, conduit par l’Ifop du 17 au 22 juillet (54% de satisfaits, soit dix points de moins qu’en juin), avant des annonces qui ont déclenché des polémiques, comme la baisse des aides au logement de 5 euros par mois.

Pour le politologue Jérôme Fourquet, de l’Ifop, cette chute est le signe d’un profond hiatus entre la communication présidentielle et la « politique d’austérité » conduite par l’exécutif.
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Elle résulte aussi « de mécontentements et de griefs divers qui émanent de catégories de la population très différentes »: la fonction publique qui voit ses salaires gelés, les retraités qui anticipent une hausse de la fiscalité les frappant…
S’y ajoutent, « plutôt dans l’électorat de gauche, des critiques sur la réception en grande pompe à Paris de Vladimir Poutine et Donald Trump » ou sur l’attitude du président vis-à-vis du chef d’état-major des armées Pierre de Villiers avec lequel il était en conflit et qui a finalement démissionné, qui a pu être perçue comme « un excès d’autoritarisme », analyse-t-il.
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