Mustapha Zebdi, président de l’association de protection des consommateurs (Apoce), critique la démarche des pouvoirs publics à propos du dossier de l’importation de véhicules.
Après la suspension des importations des véhicules neufs et l’arrêt des usines de montage, les Algériens sont confrontés à une montée en flèche des prix des voitures d’occasion. M. Zebdi appelle le gouvernement à clarifier sa position sur ce sujet.

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S’il y a un produit qui a suscité des critiques et des réactions que ce soit sur le plan de sa production ou bien de sa commercialisation c’est bel et bien l’automobile.

La voiture n’a jamais été un produit de luxe et nous suivons de près ce dossier. Elle aurait pu être un produit de luxe si nous avions un transport urbain et suburbain de qualité et qui satisfait les besoins des consommateurs algériens.
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Le dossier de l’automobile, depuis l’arrêt des usines de montage, ne connaît pas de fin. Chaque fois il y a une nouvelle histoire ou une nouvelle décision. D’ailleurs, à l’Apoce nous pensons que le dossier de l’automobile ressemble à un feuilleton mexicain avec un nombre infini d’épisodes.
Nous avons de tout temps dit que le dossier auto a dès le début été très mal traité, du fait de la non-implication des professionnels et autres experts. En tant qu’association, nous aurions pu partager notre expérience si nous avions été sollicités.
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Nous avons critiqué le premier cahier de charges, élaboré du temps de l’ex-ministre de l’Industrie Ferhat Ait Ali. Il a ensuite été modifié.
Actuellement, nous enregistrons des dépassements et des infractions en rapport avec la réglementation en vue d’agréer les concessionnaires remplissant les conditions fixées par le cahier de charges. Et ce par un non-respect des délais de réponse et par l’exigence de documents ne figurant pas dans le cahier de charges.
Nous voudrions que les choses soient claires : si les pouvoirs publics, vu la situation économique, concluent à l’impossibilité au moins actuellement d’importer des véhicules qu’ils l’expriment à haute voix.
Pour notre part à l’Apoce, nous serons très compréhensifs. Dans le cadre d’une démocratie participative, nous chercherons avec les ministères concernés les alternatives possibles.
Depuis des années, l’Apoce a adressé plusieurs demandes pour l’importation des véhicules de moins de 5 ans, car nous avons jugé que pour les véhicules de moins de 3 ans le coût est inaccessible pour une grande partie des consommateurs.
Actuellement, en toute sincérité, nous ne voyons pas le bout du tunnel. Les choses empirent.
Au point que des véhicules d’occasion ont atteint des prix inimaginables. Je le dis et le répète : si nous améliorons notre transport public en matière de disponibilité et de qualité, je suis sûr que beaucoup de gens n’aborderont plus le sujet de l’automobile.
