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Le cinéaste algérien Mohamed Lakhdar-Hamina, Palme d’Or 1975, est décédé à 94 ans Le cinéaste algérien Mohamed Lakhdar-Hamina, Palme d’Or 1975, est décédé à 94 ans Le cinéaste algérien Mohamed Lakhdar-Hamina, Palme d’Or 1975, est décédé à 94 ans
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Le cinéaste algérien Mohamed Lakhdar Hamina s’éteint à 94 ans

Le cinéma algérien est en deuil. Mohamed Lakhdar Hamina, le seul réalisateur du monde arabe qui a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes est décédé ce vendredi 23...

Le cinéaste algérien Mohamed Lakhdar Hamina s’éteint à 94 ans
Lynda Hanna
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Le cinéma algérien est en deuil. Mohamed Lakhdar Hamina, le seul réalisateur du monde arabe qui a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes est décédé ce vendredi 23 mai à l’âge de 94 ans, rapporte le site DIA, citant les enfants du défunt.

« Mohammed Lakhdar-Hamina, le célèbre réalisateur et producteur algérien s’est éteint aujourd’hui à son domicile algérois, à l’âge de quatre vingt quinze ans, laissant derrière lui un héritage cinématographique inestimable », ont écrit ses enfants Malik et Tarik Lakhdar Hamina dans un communiqué adressé par le cinéaste Salim Aggar à TSA.

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Mohamed Lakhdar Hamina part en laissant derrière un immense héritage. Ses films ont marqué l’histoire du cinéma algérien. Il a connu la consécration en en 1975 en remportant la Palme d’or du Festival de Cannes avec son film « Chronique des années de braise ».

 

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Réputé pour sa « vision unique », Mohamed Lakhdar Hamina a marqué l’histoire du cinéma en étant « l’un des rares réalisateurs africain et arabe à avoir concouru quatre fois au Festival de Cannes, remportant deux distinctions majeures : le prix de la première œuvre pour « Le Vent des Aurès » et la prestigieuse Palme d’Or pour « Chronique des années de braises » », rappellent ses enfants dans un hommage à leur père.

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Le lauréat de la Palme d’or du Festival de Cannes de 1975 a entamé sa carrière de réalisateur en 1964 avec le documentaire « Mais un jour de novembre ». En 50 ans de carrière (1964-2014), il a réalisé un documentaire et 7 films, tous des chefs d’œuvre : Le Vent des Aurès (1966), Hassan Terro (1968), Décembre (1973), Chronique des années de braise (1975),  Vent de sable (1982), La dernière image (1986) et Crépuscule des ombres (2014).

 

 

Pour ses enfants, Mohamed Lakhdar Hamina a su établir un « véritable pont culturel entre le Sud et l’Occident, devenant ainsi la voix du tiers monde et de son pays pendant près de quarante ans. » Il était doyen des lauréats de la Palme d’Or encore en vie.

Lakhdar-Hamina était « l’un des derniers grands maîtres du cinéma épique et lyrique, laissant une empreinte indélébile sur le festival international de Cannes et sur le cinéma en général. C’est pour toutes ces raisons qu’un hommage lui a été rendu lors du festival de Cannes en projetant la version restaurée en 4K par la Lucas Film Fondation et la cinémathèque de Bologne de son œuvre « Chronique des années de braises » dans le cadre du programme Cannes Classic », ajoutent-ils.

 

 

 

Le président Abdelmadjid Tebboune a rendu hommage a un cinéaste qui a laissé derrière un héritage cinématographique qui « n’a pas de prix ». « Le défunt s’est distingué par sa vision artistique unique, qui a immortalisé son nom dans l’histoire du cinéma comme l’un des rares réalisateurs africains et arabes à avoir participé à des festivals internationaux et remporté des prix internationaux », a ajouté le chef de l’Etat dans son message de condoléances à la famille de l’un des plus célèbre des cinéastes algériens et africains.

Avec le décès de Mohamed Lakhdar Hamina, l’Algérie perd « l’un des piliers du cinéma national et arabe », a déploré le président de la République.

« Lakhdar-Hamina nous a quittés, sa Palme d’or restera à jamais », a réagi l’acteur Mehdi Benaissa sur les réseaux sociaux.

TSA +