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France : Bochra, brillante collégienne algérienne, privée de titre de séjour

La politique anti-migratoire adoptée ces dernières années en France, marquée par une délivrance de titres de séjour au compte-goutte, n’épargne presque personne. Même les enfants sont touchés. C’est le cas...

France : Bochra, brillante collégienne algérienne, privée de titre de séjour
Par olrat / Adobe Stock
Thinhinane Lardjane
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La politique anti-migratoire adoptée ces dernières années en France, marquée par une délivrance de titres de séjour au compte-goutte, n’épargne presque personne. Même les enfants sont touchés.

C’est le cas de la famille de Bouchra Touhami, installée dans le quartier de Saint-Barthélemy (ex-Réservoirs), à Noyon, et composée de deux parents algériens et de 4 enfants.

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Privée de titres de séjour, cette famille est sous le coup d’une OQTF depuis décembre 2024 et risque donc d’être expulsée en Algérie, rapporte le journal local Le Courrier Picard, ce lundi 21 avril.

Élève en classe de quatrième au collège de Notre-Dame, Bouchra affiche pourtant des capacités prometteuses, voire exceptionnelles. Cette année, elle a eu des notes moyennes de 18/20. L’adolescente se voit déjà en fac de médecine en France.

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Mais suite à l’OQTF qui la vise, elle et sa famille, cette collégienne se dit « très stressée » et se plaint de problèmes de concentration. Au lieu de se préoccuper de ses cours, elle pense à la possibilité d’être expulsée et de se retrouver recalée « au niveau du CM1 ou du CM2 » en Algérie.

La jeune fille a pourtant fait des efforts pour s’intégrer en France. Scolarisée à l’âge de 5 ans à l’école élémentaire Marcel Provost, elle a refait une année, « car elle ne maîtrisait pas le Français ». Mais Bochra s’est vite adaptée et ses notes ont commencé à augmenter jusqu’à devenir l’élève brillante qu’elle est aujourd’hui.

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« Je n’ai pas envie de repartir. J’ai envie de faire ma vie ici », confie l’adolescente, précisant qu’elle « se destine à un métier scientifique, dans la médecine » et que « son parcours ne sera pas du tout pareil si elle retourne en Algérie, car le français et l’arabe n’ont rien à voir ».

Une lueur d’espoir subsiste cependant pour cette famille algérienne. Il s’agit du recours déposé en janvier dernier par les parents de Bochra contre l’arrêté de la préfecture de l’Oise. La réponse du tribunal administratif d’Amiens est attendue pour la fin du mois de juillet prochain.

Selon Laurence Cahour-Laredo, bénévole à la section Compiègne-Noyon de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), il y a de fortes chances que le verdict de la cour administrative soit en faveur de cette famille algérienne. « La justice entend les arguments après la préfecture. Et ce ne sont pas forcément les mêmes oreilles », a-t-elle indiqué.

L’OQTF du service de l’État est motivée, dévoile le média local, par l’absence d’une « exceptionnelle gravité sur la situation » de cette famille en cas de son expulsion en Algérie.

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