Des captures d’écran montrant des emails insultants envers les Algériens et présentés comme un échange entre le directeur général de Djezzy, Matthieu Galvani, et le directeur de la stratégie et du marketing de l’entreprise, Alexis de Peretti, ont été largement diffusés sur les réseaux sociaux ces derniers jours.
Les captures montrent un courrier électronique adressé par Matthieu Galvani à Alexis de Peretti et dont l’objet est « Algeria 2018 cost saving » (Algérie 2018, réduction des coûts). On peut y lire : « Il faut d’abord trouver deux indigènes à virer, je pense à Djeloul ou Zakia et notre cher bounioul, sinon tu les contactes et prépare leur une proposition ». Ce sont les mots « bounioul » et « indigènes », un vocabulaire raciste, qui ont choqué de nombreux Algériens.

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La réponse, présentée comme celle d’Alexis de Peretti, comporte elle aussi des propos injurieux envers les Algériens. « Indigènes ! Là tu tapes fort, attention on va te taxer de fan de l’Algérie française…t’aurais dû faire carrière chez Le Pen, à la fin 60 ans après on continue à les dresser ; sans nous, ils valent rien », aurait répondu le directeur du marketing de la société.

Djezzy a réagi à ces accusations par un communiqué adressé à la presse hier, mardi 5 décembre, où la société annonce son attention de saisir la justice pour « démasquer les auteurs des faux mails ». La direction de Djezzy qualifie l’affaire de « vulgaire manipulation d’un échange de mails au contenu raciste, monté de toutes pièces », dont le but serait de « freiner le développement de la société ».
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« Tout en dénonçant cette grossière diffamation, Djezzy tient à apporter son soutien à ses deux dirigeants et à tous les collègues, en réitérant sa totale confiance en la justice algérienne », conclut le communiqué.
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