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Annulation de l’accord franco-algérien de 1968 : la réponse de Tebboune

Dans un contexte de crise diplomatique inédite entre la France et l’Algérie, des personnalités politiques françaises, dont d’anciens Premiers ministres, appellent à l’annulation des accords franco-algériens de 1968 sur l’immigration....

Annulation de l’accord franco-algérien de 1968 : la réponse de Tebboune
Source : présidence de la République
Thinhinane Lardjane
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Temps de lecture 2 minutes de lecture

Dans un contexte de crise diplomatique inédite entre la France et l’Algérie, des personnalités politiques françaises, dont d’anciens Premiers ministres, appellent à l’annulation des accords franco-algériens de 1968 sur l’immigration.

Leurs arguments ? Ils estiment que ces accords sont trop favorables aux Algériens. Ces derniers obtiendraient des facilitations pour s’installer en France, même si des avocats spécialisés en droit des étrangers affirment le contraire.

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Au sein du gouvernement français, le sujet divise. Si le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, ouvertement hostile à l’Algérie, milite pour son abrogation, celui des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot y est opposé.

Le président Macron n’aurait pas encore tranché la question. Et pour cause : une telle décision aurait l’effet d’une bombe sur les relations algéro-françaises, déjà très dégradées.

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Côté algérien, on est opposé à l’abrogation de l’accord de 1968. Le président Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé cette position, ce dimanche 2 février, dans un entretien au journal français L’Opinion.

« Pour moi, c’est une question de principe. Je ne peux pas marcher avec toutes les lubies », a-t-il répondu à une question sur les appels lancés par plusieurs politiques français pour exiger la dénonciation des accords de 1968.

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« Pourquoi annuler ce texte qui a été révisé en 1985, 1994 et 2001 ? Ces accords étaient historiquement favorables à la France qui avait besoin de main-d’œuvre. Depuis 1986, les Algériens ont besoin de visas, ce qui annule de fait la libre circulation des personnes telles qu’elle est prévue dans les accords d’Évian », a détaillé le président algérien.

Même s’il s’oppose à leur annulation, Abdelmadjid Tebboune rappelle que « ces accords de 1968 sont une coquille vide qui permet le ralliement de tous les extrémistes comme du temps de Pierre Poujade ».

Concernant la question des sans-papiers, le président Tebboune révèle que l’Algérie a accordé 1.800 laissez-passer consulaires en 2024.

L’Algérie ne veut pas « imposer à la France des Algériens en situation irrégulière », a-t-il déclaré, mais l’Algérie exige le respect des « procédures légales » en matière d’expulsion de ses sans-papiers.

« Bruno Retailleau a parlé de l’Algérie comme d’un « pays qui cherche à humilier la France » : il a voulu faire un coup politique en forçant son expulsion (L’influenceur Doualemn, NDLR). Il vient d’être retoqué par la justice française qui n’a pas justifié l’urgence absolue de sa mesure d’expulsion », a expliqué le président Tebboune.

Il a rappelé que Gérald Darmanin, quand il était ministre de l’Intérieur, avait tenté la même méthode avec l’Algérie. En vain. « Puis il est venu à Alger et, in fine, nous avons trouvé le bon modus operandi ».

L’Algérie aimerait « aussi que la France accède à nos demandes d’extradition comme l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne. Or, curieusement, nous constatons que Paris donne la nationalité ou le droit d’asile à des personnalités qui ont commis des crimes économiques ou qui se livrent à de la subversion sur le territoire français », a-t-il dit.

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